Gérard Bertrand
Hommage à Gaston Couté
Série "Photopictus"

"Les gas qui sont à Paris"

Gaston Couté
"The guys who are in Paris"

Gaston Couté était fils d'un meunier. Il quitta l'école, qu'il s'était mis à détester à l'adolescence, avant le baccalauréat. Gaston Couté fut alors commis auxiliaire à la Recette générale des impôts d'Orléans, puis travailla pour un journal local, Le Progrès du Loiret. Gaston Couté commença à publier ses poèmes dans des feuilles locales, et à en composer en patois.Gaston Couté les fit entendre à une tournée d'artistes parisiens de passage. Ayant reçu quelques encouragements, il se décida, en 1898, à monter à Paris. Gaston Couté avait dix-huit ans.
Après quelques années de vaches très maigres, il y obtint un certain succès à réciter ses poèmes dans les cabarets. Gaston Couté collabora à la revue La Bonne Chanson de Théodore Botrel. On peut dire qu'il représentait une version rurale de Jehan-Rictus, lequel l'avait aidé à ses débuts.Gaston Coutél écrivait également des chansons d'actualités pour des journaux anarchistes La Barricade et surtout La Guerre sociale.
La fin de la vie de Gaston Couté allait lui être difficile : la tuberculose, l'absinthe, la privation (l'approche de la guerre qui favorisait les chansonniers cocardiers au détriment des anarchistes). Gaston Couté mourut vingt-quatre heures après avoir été conduit à l'hôpital Lariboisière.
Gaston Couté est inhumé au cimetière de Meung-sur-Loire où un musée lui est consacré.
Les poèmes de Gaston Couté ont depuis régulièrement été mis à l'honneur : disques et spectacles (Gérard Pierron et Marc Robine, Bernard Meulien, Claude Antonini, Vania Adrien-Sens, Compagnie Grizzli, Compagnie Philibert Tambour, Le P'tit Crème, Hélène Maurice, Imbu, etc.) et quelques interprètes de marque : (Édith Piaf, Monique Morelli, Marc Ogeret, Gabriel Yacoub, Bernard Lavilliers, La Tordue) ou encore Loïc Lantoine, rééditions, sites web...
(Wikipedia).

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